Le Cercle des Plumes
Bonjour sur Le Cercle des Plumes


Vous venez de découvrir le Cercle des Plumes. Quel est cet étrange Cercle ? Sans doute pas un forum élitiste ou aux entrées limitées, c'est un forum ouvert à tous. Il a pour base l'écriture donc il se dirige principalement aux jeunes auteurs quelque soit leur type d'écrit (Roman, nouvelle, poésie, fanfictions, chansons, etc...). D'ailleurs, il y a aussi une partie plus "théorique" pour discuter autour de l'écriture. Par exemple : comment créer ses personnages ? combien de pages rédiger ? quelle personne employer ? Vous pourrez proposer ou réaliser de petits exercices pour vous aider et vous améliorer.

Une présence minimale n'est pas exigée, juste un petit message de présentation et une lecture des règles. Have a nice day. C.J

Le Cercle des Plumes

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 Nouvelles par Vicky

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Vickyx3
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MessageSujet: Nouvelles par Vicky   Ven 9 Oct - 1:39

  • Auteur(s) : Vicky :)
    **Commentaires
  • Statut : En cours et non corrigé.
  • Genre : Psychologique, amoureux.
  • Titre de l'œuvre : L'inconnu
  • Mises en garde : Il y aura peut-être quelques sous-entendus sur la sexualité... mais je ne croirais pas que ce soit si flagrant!.

UN; Je marchais près de chez moi en pensant. En pensant à cet homme. Cet homme que j'ai rencontré dans la rue. Cet homme qui est toujours un inconnu, mais qui m'obsède. Expliquez-moi, si vous voulez-bien, pourquoi celui-ci est différent. Il n'est pas plus beau que les autres, ni mieux habillé. Il ne court pas, il n'est pas lent. Il se fond à la masse. J'ai pourtant eu l'impression de l'entendre respirer, de l'entendre penser. Comme si il était en moi. Je me suis soudainement senti si heureuse, si sereine. Pourtant je n'avais jamais vu cet homme. Ne voyant plus trop où j'allais, je fonçai sur homme, qui, lui, fonça sur une femme qui elle attira dans sa chute son voisin qui lui en enchaîna un autre. L'homme se retrouva devant moi, étendu sur le sol. J'étais pétrifiée, n'osant pas bouger. Peu à peu, les gens reprirent leur chemin, mais lui ne bougea pas. Il me regardait, tout comme je devais le faire. D'un regard profond, perçant et révélateur. Il attrapa ma main. Je la retirai. Il attrapa l'autre. Je la lui laissai. Il se releva. Je le regardai. Il m'embrassa. Je l'aimai. Après ce baiser, il me quitta. Sans un mot, ni un au revoir. Chaque jour, je revenait sur cette rue. Chaque jour je l'espérais, je l'attendais. Chaque jour, chaque instant, chaque moment, je l'aimais. Ma vie se poursuivit sans lui, mais mon cœur ne le quitta pas. Mes jours étaient plus monotones, mes ambitions, moins ambitieuses, mes buts, moins fixes. Les minutes paraissaient plus longues, mais les moments de liberté plus courts... tout se relativisait.

Un, deux, trois, quatre. Quatre, trois, deux, un. Un, deux, trois, quatre. Je me levai. Je me rassis. Je le fixai. Il vint s'assoir à mes côtés. Mon corps fondit et se moula au sien. Sur se banc de parc, là où les gens passaient, nous avons parlé. Des heures et des heures. Qui es-tu? Quelqu'un. Que fais-tu? Je t'aime. Pourquoi? Parce que. Alors que je regardais ses doigts, il me quitta. Je du rester sur ce banc des heures. Lorsqu'un homme réquisitionna son lit, je me levai et me rendit où je pu me rendre.

DEUX; J'ai peur de me lever le matin, peur de m'endormir le soir. Et si je ne le revoyais plus jamais? Si je ne le croisais plus sur la rue? Si je le perdais dans ma tête? Si j'étais incapable de voir son image? son visage? sa peau? ses lèvres? Et si il ne pensait pas à moi? J'ai peur tout le temps. À tout moment. J'ai peur de le croiser et qu'il m'ignore. J'ai peur de l'aimer si fort. J'ai peur d'être différente.

Il m'a attraper la main dans le parc. J'allais m'assoir près du petit lac quand il m'a attiré à lui. Cette fois, nous avons marché, beaucoup, énormément. Près de l'orme centenaire, il m'a écrit son nom. Près de l'orme, nous sommes entrés dans une église. Dans cette église nous avons priés. Il tenait ma main très fort aujourd'hui, mais jamais trop.

TROIS; Il pourait être... un médecin. Il pourrait être... un avocat. Il pourrait être... un pompier. Il pourrait être... un chanteur, un enseignant, un homme politique, un policier. Il pourrait être un super héro. Sortir cape et masque chaque jour pour sauver de jeunes gens en détresse. Il pourrait aussi être un voleur. Un arnaqueur. Un mafieux. Il pourrait être celui qui sort cape et masque pour voler les bijouteries. Il pourrait tout de même m'offrir une bague et son adresse.

Je l'aime. Peut importe ce qu'il est et ce qu'il me donne, je l'aime. C'est une chose totalement irrationnelle qui me surprend chaque matin en me levant. Je me sens seul dans les foules, entourée dans mon lit. Je vois du blanc quand il fait noir, je noirci la lumière, tamise les ardeurs. Ma vie trop rapide est au ralenti, mes pas, lents et concentrés, irréfléchis. Je tend la main pour qu'il l'attrape, ouvre les doigts pour qu'il s'y faufile. Je réfléchis en fonction de son corps et agit en fonction de sa tête.

QUATRE; Je suis jalouse. Peut-être qu'il aime une autre femme, peut-être qu'il la préfère à moi.
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MessageSujet: Re: Nouvelles par Vicky   Sam 10 Oct - 15:32



  • Auteur(s) : Vicky
    **Commentaires
  • Statut : Je crois que c'est terminé... mais je n'en suis pas sûre. Alors je laisse en supend. Je redécouvre ce texte en le postant ici.
  • Genre : Psychologique, amoureux.
  • Titre de l'œuvre : Aucune idée.
  • Mises en garde : Sous-entendu à la nudité et à la sexualité.


Silence. Ténèbre. Vide. Je cris, j'ai peur de l'écho. J'ai peur qu'elle me réponde, qu'elle me dise qui je suis. Mes pupilles sont dilatées, elle tentent de percer la noirceur, mais je ne veux rien voir. Je peine à fermer les yeux... Ne rien rater. Un seul son persiste, près de moi. Un battement. Un coeur qui bat. Je ne peux pas dire si c'est le mien. Je n'ai jamais pris le temps de le connaître. De l'apprendre. De l'apprivoiser. La lumière semble loin, je n'ai pourtant qu'à la demander. Je la sens près de moi, Je la sens en moi. Un lumière qui éclaire, qui réchauffe. Il fait pourtant si froid. Ce n'est pas la température, c'est ma vie. C'est moi. Ça s'insinue, entre, pénètre, insiste, reste. Le Coeur bat, persiste, insiste. Il tient à ce que je l'écoute. Il fait froid, j'ai chaud. Il fait noir, je n'y vois rien. Les souvenirs affluent, les sensations se font sentir, ses mains s'impriment. J'ai peur. J'ai peur que ce soit son coeur, que ce soit ma destiné. J'ai peur de l'aimer. J'ai peur qu'il m'aime. J'ai peur que ce soit vrai. Ma tête se pose sur son épaule. Ma main s'installe sur lui. Mon corps se colle au sien. Ma vie s'emboîte à la sienne. La route du futur est ouverte, celle du passé m'appelle. Ce passé qui m'a fait sourire, qui m'a fait pleurer. Ce passé qui m'enchante et m'horrifie. J'ai peur, je me rapproche de son coeur, de ce battement. Ce battement qui sonne comme un berceuse, qui m'endort, m'appaisent. Je distingue un souffle, une vie. J'ai peur, mais avec ce battement tout me va. Il est si vrai, si réel, mais trop parfait. La perfection me fuit, la perfection me hait, le perfection l'habite. J'ai peur dans mon gouffre. Ses Mains tentent de me réchauffer, la lumière s'y mèle, mais je résiste. Pourquoi ai-je si peur devant lui?

La nuit me quitte, mes yeux s'ouvrent, ma vie revient. Mon lit est chaud, mais le vent est froid. Il est parti de mes rêves, de mon lit, il revient ce soir. Il revient pour souper. Entre temps, je pleurerai, entre temps, je vivrai. Je me rend à la cuisine sans même m'habiller, le vent sur ma peau encore chaude m'appaise, me berce, m'habille. La lumière entre par la fenêtre de la cuisine, illumine le carrelage blanc, le réfrigérateur blanc et la poussière danse dans mon champs de vision. La photo sur le comptoire, m'appelle et m'évite. La photo demande de l'aide et me repousse. Le plancher froid sous mes pieds me rapelle le vide. Le vide de mon rêve, le vide ma vie. Le téléphone sonne. Il sonne encore avant que je ne daigne l'observer. Je prend le combiné blanc, l'oublie dans ma main. Il sonne de nouveau et je répond. Oui. Oui c'est moi. Je m'appelle bien ainsi, enfin je crois. C'est ainsi qu'on m'appelle depuis des années, c'est ainsi qu'on me connaît. Non, je ne le connais pas. Mon fils? Non, je n'ai pas d'enfants. Assez de moi même. Oui Sûrement... Une autre moi. Quelqu'un d'autre ayant mon nom. Je raccroche. Anna. Il y en a 100 000 des Anna. Je dois faire retirer mon nom du bottin. Assez qu'on me confonde, mais s'y reconnaitrait-il? Je ne sais même pas qui je suis. Seul le froid sous mes pieds me réveil. Anna... Je m'enfui dans la salle de bain. L'eau est Chaude, brûle ma peau, Enlève la crasse, Évanoui les soucis, Mais j'ai tout de même froid. J'augmente la chaleur, rend l'eau brûlante. Il me manque. Il n'y a plus que l'eau de la douche. Il y en a partout. L'eau éteinte, je me suis habillé. T-Shirt mode, Skinny Jeans, Foulard au cou, passer innapeçue. En fermant la porte derrière moi, je revêtit un sourire et part à l'aventure.

La ville est un endroit qui m'aide. Les gens qui crient, les voitures qui circulent, Les gens qui me bousculent. La tête au ciel, la tête dans les nuages. Je prends un café au bistro et crie un Taxi. Le Bureau est comme il l'est toujours. Calme, mais fébrile, Simple, mais compliqué, moi, mais tellement moi. Mon petit monde entre ces murs, ma vie qui s'y écoule tel un ruisseau, mon futur qui s'unie à mon passé. Je salue la blonde là-bas, le chauve ici, Continue quelque pas et m'assoie à mon bureau. Quatre messages en attentante, une dizaine de mail, 2 mémos. La journée passe, les mails sont lus, les mémos recyclés, les messages écoutés. La vie parraît simple, le diner arrive. J'attrape le téléphone et compose son numéro. Oui, oui c'est moi. C'est toi? Évidemment. Tu dînes? Quand? On se mange un croissant? Non? D'accord. Dans 10 minutes. Parfait. Je t'aime. Evidemment. Non toi! Je ne raccrocherai pas. Okay. à Go. 1-2-3-Go! T'as pas raccroché? Je t'aime. Clic.

Je prends mon sac comme je repose le combiné, je cris un aurevoir et me sauve en courrant. L'air est frais, le soleil brille , les oiseaux chantent, mon rêve est loin. Mon chéri m'attend et je gambade dans la ville. Le vent est froid, le soleil chaud, un bon mélange. Je prends la meilleur table au café, l'attend, le vois arriver, l'embrasse. Il m'embrasse, m'aime, me désire. Je l'embrasse, l'aime, le désir. Trop. Il m'effrait, m'attire.

Je n'ai presque pas manger. Je passe à la cafétéria avant de retourner au bureau. J'ai faim, faim de nourriture, faim d'amour. Mon encas comble un de mes besoins, un bout de ma vie, un tracas de moins. Le travail m'accapare et me voilà repartie. J'écris, j'écris, j'écris encore. Je compte, recompte, vérifie. J'appelle, rappelle, répond. J'aime, j'oublie, je travail.

Je vais Marcher, Faire le marché. J'achète un bon repas santé, une bouteille de vin, Des Sushis. Je hais les Sushis, mais lui, il aime ça, et moi je l'aime. En entrant à la maison, la lumière est tamisé, il y a une douce mélodie de piano, Maxime me prend par la main, me fait tourner et je ris. Je pose le souper et je danse avec lui. Maxime danse si bien. Il me libère après quelques tours et un baiser. Je prépare le souper pour cet homme, cet homme qui m'aime, mais de qui je doute tellement. Pourquoi moi?

Encore une fois ce soir je rêve. Il fait toujours aussi noir. Il n'y a toujours rien a voir. Je marche en ligne droite de peur de tomber. De Tomber plus bas, ou de frapper un mur. De peur de ne plus me relever. De peur d'avoir à le faire. Je n'entend rien. Mais je tend l'oreille. Je cherche ce battement. Dans mon lit je me retourne et cherche l'original. Je calle mon oreille sur son torse, entend son coeur et mon rêve s'illumine. La lumière est aveuglante les murs sont blancs, ils vibrent au son de son coeur; bou-boum, bou-boum. Je ferme les yeux et les rouvre dans ma chambre. La lumière extérieure entre par la fenêtre, juste assez pour croiser son regard. Son regard bien veillant qui m'aime et me fixe. Il me demande si j'ai bien dormi. Sans lui répondre, je regarde l'heure. Je l'embrasse à 3heures du mat'. Quatre minutes avant 3heures du mat'. Je t'aime. Tellement. Inconditionnellement. À 3heures du matin, les voisins se sont peut-être réveillez. À 3heures du matin, j'ai prit confiance en lui.
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MessageSujet: Re: Nouvelles par Vicky   Mer 28 Oct - 0:17



  • Auteur(s) : Vicky
    **Commentaires
  • Statut : Terminé... Mais non corrigé.
  • Genre : Psychologique, amoureux.
  • Titre de l'œuvre : Comme on peut y croire.
  • Mises en garde : Séxualité très clair. (C'est un impression... je ne suis pas toujours comme ça!)

Le géni me demandait sans cesse mes trois voeux, mais j'attendais. J'attendais le bon moment. Depuis que je l'avais découvert dans ce vieux sous-sol, il m'obsédait. Que demander? Il y avait trois règles. Trois règles bien simples. Premièrement, rien ne devrait détruire un lien d'amitié ou d'amour et deuxièmement, on ne pouvait en créer un. Dernièrement, toutes les questions économiques étaient bannies. Qui était-il? Voulait-il réellement mon bien?

Au fil des années, je suis parvenue à le caler au fond de mon cerveau. Un jour, je suis tombée amoureuse de mon enseignant de Français. Je ne voulais pas y croire. J'avais peur, je me trouvais stupide. J'étais jeune et je ne savais pas trop ce qu'était l'amour. Vous savez ce grand mot écrit partout, qui prend parfois un GRAND a et parfois non. Vous savez ce qui est supposé être si magique, si magnifique, mais qui, bien souvent, fait souffrir? Je ne voulais pas, mais cet enseignant m'obsédait. Je pensais à lui nuit et jour. Je me disais obstinément, je l'oublierai. Je ne pouvais pas concevoir que cet homme pouvait réellement m'aimer. Après un an de tourmente, le génie m'apparut de nouveau en rêve. Je ne me souviens pas de tous les petits détails, mais je me souviens de lui. Dès lors, je pensais à l'homme et au génie tout à la fois. Mais comment faire? Je ne pouvais utiliser son pouvoir en matières amoureuses.

Depuis quelques mois, je m'étais rendue à l'évidence, j'avais trop espoir. Il devrait me dire lui même que c'était impossible, car malgré tous mes raisonnements logiques, je n'y arriverais pas seule. Vous comprendrez que selon la loi, j'étais trop jeune ou lui trop vieux et qu'une relation professeur/élève est totalement interdite. Je l'aimais assez pour ne pas vouloir mettre sa carrière en péril. C'est dans un cours de Mathématiques plutôt ennuyant que je réussis à formuler mon voeux. J'appelai le géni à la pause et lui fit ma demande: "Génie, je voudrais pouvoir lui avouer mes sentiments et qu'il y réagisse honnêtement, selon les siens." Je commençais à désespérer quand une semaine plus tard il m'accosta dans un corridor: " Viens ici s'il-te-plaît." Je rentrai donc dans cette classe que j'avais visitée si fréquemment l'année précédente. Je fermai la porte à sa demande et m'assis sur un bureau. Dès ce moment, un incroyable envie de parler me prit. Je contrôlais mes paroles, mais elle ne devait en aucun cas être transformée, non, je ne pensais même pas à les transformer. Tous mes mots d'amour sortirent sur le moment, tous mes ressentiments, mais aussi toutes mes raisons logiques. Je lui ai dit que c'était impossible, mais je voulais qu'il me le répète. Il me fit alors la plus belle réponse que mon oreille aurait pu entendre: " Je t'aime, je t'aime énormément, mais tu comprend que je ne peux juste pas." J'aurais pu m'arrêter à une des moitiés de cette réponse, mais je l'ai analysé en son entier et elle m'est finalement apparue comme bénéfique. Il me prit dans ses bras. Un petit câlin gêné, mais qui me fit tellement de bien. Je sortis de cette classe pleurant à grosses larmes, mais avec le plus beau sourire qu'on mu vu.

Les journées passèrent et malgré mes attentes je n'oubliais pas. Quand je le croisais, on souriait tous deux sans en vouloir plus. Les semaines passèrent et la vie continua. Le géni avait replongé au fond de ma tête, mais c'est comme si je l'entendais attendre, comme il devait s'impatienter. Je lui fis alors la requête suivante: " Un jour, fais que nous nous rencontrions dans un endroit publique, une simple rencontre". Il avait un chien voyez-vous. J'ignorais ce détail. Comme quoi, tout amoureuse que j’étais, je ne m’étais pas attardé à ses animaux de compagnie. Je le croisai devant un parc. Il faisait marché son chien, et moi je prenais l'air. Nous avons marché ensemble près de 45 minutes avant d'arriver chez lui. Tout naturellement, je le suivis à l'intérieur. Rien n'avait prémédité ce geste, mais il parut naturel pour chacun de nous deux. Sans trop se questionner, nous avons mis un film et nous sommes assis. Sans trop y penser encore une fois, je me retrouvai dans ses bras pour pleurer et lui me caressait les cheveux. Vous voyez sûrement l'image typique du bâillement qui s'allonge avec les bras, mais je vous assure que ce n'est pas arrivé comme ça. Je sentais ses yeux sur moi au début de film et je dû, moi aussi, en rater quelques bouts, mais quand la belle histoire d'amour, car oui c'était un film d'amour, vira au cauchemar, il n'y avait plus qu'un regard. J'écoutais son coeur d'une oreille et le film de l'autre. Je me souviens de la sensation de ses lèvres sur mon front et de sa main sur ma hanche. Je me souviens de toutes mes bonnes intentions. Je me souviens de ma main qui traçait sa chemise. Rien n'est arrivé. On a fini le film et nous nous sommes quittés. Rien n'avait parut forcé ou faux, tout avait paru simplement naturel.

Je ne le revis pas pendant un moment. Je rêvais à notre après-midi, en espérais une autre sans vraiment y croire. Il me restait toujours un voeux, mais j'avais choisi de laisser aller le destin. Le hasard comme d'autres pourraient dire. J'imagine que j'ai vieilli depuis. J'imagine que je ne referais pas la même chose, mais encore aujourd'hui je suis convaincu de la vérité de mes sentiments. Je l'ai revu une fois. À ma fête. Ce n'est pas comme si j'avais eu mes 18 ans, non c'était simplement le plus beau cadeau qu'il pouvait me donner. Il m'avait amener par la main chez lui. Je l'avais suivi, puisque je lui faisais confiance. Tout simplement. Nous sommes rentrés dans sa maison, c'était calme et son chien et venu nous accueillir. Mon premier amour m'a pris mon manteau et la déposé sur le divan, en silence il m'a conduit à sa chambre. J'ai vu dans ses yeux le petit éclat que certain appelleront l'amour. J'ai vu dans ses yeux que je pourrais m'y perde sans problème et que surtout, je n'avais rien à craindre. Ses lèvres étaient légères, d'une légèreté que je n'ai jamais retrouvée par la suite. Il ne me forçait à rien, mais il ne m'a rien demandé. En silence, Il a retiré mon chandail. Au contact de ses mains, j'ai eu comme un frisson et je l'ai senti hésiter, j'ai eu si peur qu'il s'arrête. Il a pourtant continuer. Moi, belle débutante que j'étais, l'ai laissé faire, ne sachant pas trop comment réagir. Lorsqu'il eu retiré mon T-Shirt et que l'amas blanc qu'il formait sur le plancher était sorti de mes pensées, On était couchés sur son lit. Ça aurait pu être passionné, bestial, mais c'était plutôt amoureux, léger. Ses mains passaient sur moi comme si c'était leur destiné. Mes mains, quant à elles, ne savait pas trop comment agir, au début, elle reposait lâchement sur le lit. Il embrassait chaque parcelle de mon corps, je ne savais pas qu'il en existait autant. Il me regardait avant de continuer, chaque fois il me questionnait du regard. Il enleva mon soutien-gorge sans problèmes, mais d'une lenteur plutôt exaspérante. On dirait dit qu'il tentait de mémoriser mon corps, mais c'est peut-être une impression que je me suis forgée plus tard. Avant de retirer mes pantalons, il avait calé ses mains dans l'espace entre mon bassin et mon jeans. Il avait attendu que je prenne l'habitude à ce contact peu habituelle et avait continué sa tâche. Il a défait les boutons de ce jeans comme on le fait au nouveau-née qui découvre à peine la vie. Mes jambes avaient eu leur tours, chaque baiser était donné et il semblait attendre un mouvement de ma part pour aller plus loin. J'entrepris de faire comme il avait fait, mais je crois que c'était trop pour moi. J'ai déboutonné chaque bouton de sa chemise bleu, mais je n'osais pas défaire son pantalon. C'était au-dessus de mes capacités. J'étais jeune, n'avais aucune expérience et attendais ses conseils. Il m'a guidé. Il m'a dit quoi faire et comment le faire. Il m'a montré comment le déshabiller, comment lui faire plaisirs, comment le guider vers le mien.

Un fois chacun de nous nus dans son lit, la suite logique s'étalait devant moi. J'avais peur. C'était la première fois pour moi et probablement loin d'être la même chose pour lui: "Oublie. N'y pense pas. Je t'aime". Ce chuchotement léger avait retiré la douleur, sans que je ne le sache, il était en moi et la souffrance était passée. Nous restâmes plus de deux heures dans cette chambre simple et éclairée. C'est les plus belles deux heures de ma vie. Nous avons beaucoup discuté. L'amour s'est écoulé dans nos paroles, le sexe étant simplement un bonheur à découvrir. J'ai eu l'impression de sentir la vie entré en moi. D'enfin voir un sens à chacun de mes souffles et chacun de mes gestes. Je l'ai quitté lorsque je l'ai cru endormi. J'ai trouvé la salle de bain et j'ai pris une douche. Pourtant, j'ai encore l'impression que mon corps se souvient de tout, de lui. Il m'a rejoint sans rien demandé. Il m'a embrassé longuement, et m'as pris dans se bras. Je placé mon oreille sur son coeur et ai écouté les sons rappelant notre premier après-midi. Il m'a prise dans ses bras et m'a couchée dans son lit. J'ai dormi comme un bébé. J'ai dormi collé contre lui. Le lendemain matin, nous avons partagé un bol de céréale et je suis partie. Je l'ai quitté comme on quitte un évènement joyeux. Tu commences tout de suite à penser aux petits bonheurs.

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